Jean Grou

1644-1690

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Le premier ancêtre des Groulx d’Amérique

Vous descendez d’un héros du nom de Jean Grou qui fut brûlé par les Iroquois, en 1690, dans des circonstances dramatiques. Le touriste qui se promène sur la pointe orientale de l’ile de Montréal, à l’endroit où le boulevard Gouin oblique vers le sud pour aller joindre la rue Notre-Dame, remarque entre la route qu’il suit et les eaux de la rivière des Prairies sur les bords d’une coulée profonde qui s’appelle encore « la coulée Grou », un monument élévé par la « Commission des Sites et Monuments Historiques du Canada ».

S’il vous arrive de passer à cet endroit, nous vous suggérons de faire comme nous avons fait, descendre de voiture et lire sur la façade de ce monument une des pages les plus émouvantes de l »Histoire du Canada.  Cette lecture sera encore plus intéressante pour vous que pour le voyageur ordinaire, puisque vous y verrez l’histoire de votre ancêtre, Jean Grou, et que vous pourrez vous dire que vous foulez la terre qu’il a conservée aux générations futures par le sacrifice de sa vie.

L’inscription que vous verrez sur la façade de ce monument se lit comme suit: « Le 2 juillet 1690, M. de Colombet à la tête de 25 hommes attaqua 100 Iroquois près d’ici; il fut tué avec 9 de ses soldats, ainsi que 30 ennemis, Jean Grou, propriétaire de cette ferme et trois de ses compagnons furent capturés par les sauvages et brulés vifs.  Joseph Lajeunesse, descendant de Grou, a fait don du terrain et des pierres de ce monument. »

Cette inscription, en son style concis, est bien éloquente et dispense de tout commentaire. Les registres de la Pointe-aux-Trembles de Montréal, à la date du 2 novembre 1694, complètent l’histoire de cette bataille et nous donnent les noms de ceux qui furent tués et aussi de ceux qui furent brûlés par les Iroquois, parmi lesquels votre ancêtre, Jean Grou.  Le registre mentionne que, comme on craignait les Iroquois, on enterra le jour de la bataille, à la hâte, les corps au lieu où ils avaient été tués et, ce ne fut que quatre ans après, le 2 novembre 1694, que les ossements furent transportés au cimetière de la Pointe-aux Trembles.

« Comme on craignait beaucoup les Iroquois, on enterra, à la hâte, les corps de ceux qui avaient été ainsi tués, à l’endroit même où le massacre avait eu lieu; ce ne fut que le 2 novembre 1694 que l’on transportât leurs ossements au cimetière où ils furent inhumés en présence de presque tous les paroissiens ».

 Dans l’acte ci-haut mentionné, on peut voir également que Jean Grou fut brulé en présence du Père Millet, et c’est celui-ci qui en envoya la nouvelle au pays.

 Lorsque nous lisons sur le monument « Jean Grou et trois de ses compagnons furent capturés par les sauvages et brûlés vifs », cela signifie donc votre ancêtre, Jean Grou, Jean Raynault et deux autres qui semblent désignés par un surnom familier et qui seraient « paschange et le bohême ».

 Les détails donnés par le père Millet sur la mort de Jean Grou ne nous sont pas parvenus.  Cependant, nous pouvons nous faire une idée des supplices, des tortures qu’il endura avant de mourir par les narrations de ces supplices que nous rencontrons à chaque page de l’Histoire du Canada.

Source : Institut Généalogique DROUIN

Texte soumis par M. Roland V.Groulx

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