Tourouve

L’Émigration Tourouvraine au Canada

En effet, avec le XVIIe siècle, va s’ouvrir la plus belle page de l’histoire tourouvraine.  L’aventure relatée là y fait, aujourd’hui, figure d’épopée.

Tourouvre fut le berceau de l’émigration percheronne.  Depuis 1632, le Canada est devenu la Nouvelle France.  Des Percherons comme Robert Giffard, né à Autheuil, Noël Juchereau, de Tourouvre, ont senti tout le parti qu’on pouvait tirer en allant s’installer dans ces « neuves terres ».  Encore y faillait-il des colons.  La cause fut plaidée avec chaleur et éloquence, si bien qu’une quarantaine d’habitants de Tourouvre et des paroisses voisines, séduits par les promesses, par l’attrait de la nouveauté et par le désir d’utiliser ces lointaines possessions, s’engagèrent par devant le notaire Chouaiseau de Tourouvre, et embarquèrent pour une durée de trois ans vers la Nouvelle France.

Et de combien d’autres ?…

Quel courage et quelle foi ne se devaient-ils pas de posséder pour s’en aller ainsi, à cette époque, vers des terres si lointaines ?  Ni de l’un ni de l’autre, ils n’en manquaient.  Tous ont fondé là-bas des familles qui comptent aujourd’hui chacune des milliers de descendants.  Lorsque ceux-ci reviennent en pèlerinage à Tourouvre, quelle avidité et quelle émotion dans la recherche de ce qui rappelle le lointain ancêtre : l’acte qui fait foi de son baptême, l’église où il pria, la maison où il vécut.  Chacun de ces retours aux sources, marque d’une fidélité profonde, nous prouve combien est juste la devise inscrite sur le vitrail commémorant le départ des Tourouvrains ;  « Nous n’avons oublié ni Dieu, ni la France. »

 

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