Jacques Houré

1629 – 1706

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Lignée des Laferrière

Les Laferrière, Houray (Houré) dit Grandmont descendent tous de Jacques Houray et Marguerite Costillon du diocèse de Tours en Touraine.  Au XVIIe siècle, Jacques Houray était alors considéré comme faisant partie de la noblesse française.

À cette époque, la Nouvelle-France connaissait des problèmes de recrutement.  Une campagne de propagande pour solliciter les jeunes Français à venir s’établir au Bas-Canada fut lancée.  René, fils de Jacques, né le 7 janvier 1629 à Azay-le-Rideau émigra en 1653.  Il travailla pour les Jésuites, auprès de la Tribu Onontagué, jusqu’en 1660, date à laquelle il rompit son contrat.  En 1665, il épousa Denise Damané au Cap-de-la-Madeleine; ils eurent neuf enfants.

Son fils, Pierre houré dit Laferrière, épousa à Champlain, Étiennette Dubord le 3 novembre 1701.  De cette union naquirent deux enfants, François et Catherine.  François épousa Geneviève Desrosiers à Berthier le 26 novembre 1731; ils eurent quatre enfants.  C’est à cette génération que le nom de Houré disparut pour ne conserver que le nom de Laferrière.

André Laferrière, fils de François, épousa en deuxièmes noces, le 9 janvier 1769, Geneviève Laverdure à Berthier.  Ils eurent sept enfants dont Joseph qui épousa à Saint-Cuthbert Marie-Anne Brulé, le 19 janvier 1801.  Ils eurent 10 enfants dont Édouard qui épousa en secondes noces, le 2 février 1852 Rose Lavallée à Saint-Élisabeth de Joliette et vint s’installer à Saint-Marcel-de-Richelieu.

De cette union naquirent deux enfants, Herméline et Joseph.  Ce dernier épousa à Saint-Marcel, le 28 février 1876, Marie Dussault, fille de Joseph et Marthe Desaultels.  Le couple vint s’installer à Sainte-Hélène où ils eurent 16 enfants dont 11 vivants : Joseph-Édouard, Marie-Anne, Olivine, Rose-Alma, Aurise, Wilbrod, Imelda, Léona, Elzéar, Wilfrid et Germaine.

Joseph et Marie Dussault ont été parmi les pionniers de cette paroisse.  À l’occasion du 150e anniversaire, nous sommes heureux de pouvoir souligner le courage et la détermination qu’ils ont déployés pour bâtir ce coin de pays.  Les nombreuses activités engendrées par l’arrivée du chemin de fer en 1890 furent déterminantes pour le développement de la municipalité.  Il fallut attendre jusqu’en 1899 pour que la ligne de l’Intercolonial Railway assure la liaison avec Montréal.  Vers 1890, Joseph Laferrière construisit, avec d’autres nouveaux arrivants, l’Hôtel de l’Intercolonial pour y accueillir les nombreux voyageurs.  Cette maison existe toujours, au numéro civique 780, rue Principale.

Comme le stipulait la loi municipale du Bas Canada, Joseph fit la demande d’une licence d’auberge pour y détailler des liqueurs fortes et fermentées.  L’Hôtel de l’Intercolonial offrait plusieurs services, plusieurs chambres, une salle à manger ainsi qu’une écurie pour abriter et nourrir les chevaux des voyageurs.  « Ceux qui ont eu la bonne fortune de goûter l’hospitalité de cette famille en furent toujours fort heureux ». (Tiré de La Petite Histoire de la Paroisse de Sainte-Hélène, publiée le samedi gras, 13 février 1904).  On devait y discuter ferme de politique, Joseph était très impliqué, son dévouement pour le Parti Conservateur ne s’est jamais démenti.

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