François Bélanger

1612 – 1685

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François Bélanger a été l’un des pionniers de la côte de Beaupré. Il devient plus tard le premier seigneur de la seigneurie de Bonsecours à L’Islet.

Né en 1612 à Saint-Pierre, ville et évêché de Séez dans le sud de la Normandie, il se joint au groupe des pionniers venus de Perche en compagnie de Robert Giffard, les Gasnier, Maheu, Boucher, Guyon, Drouin, Cloutier, Gagnon etc.

Le douze juillet 1637, François Bélanger épouse Marie Guyon.  C’est le Père Charles Lallemant, oncle de Saint-Gabriel Lallemant qui bénit leur union.

Bien que lié d’une certaine façon au seigneur de Beauport, François Bélanger préfère se fixer sur le territoire voisin qui devait former la paroisse du Château-Richer dans la Seigneurie de Beaupré.

À force de travail, François devient vite l’un des cultivateurs les plus considérables de la côte de Beaupré.   Le recensement de 1667 nous apprend qu’il avait 50 arpents en valeur et qu’il possédait treize bestiaux dans son étable.  Ce sont là des chiffres peu communs pour l’époque.

Lorsque fut établi le système des capitaines de malice, François Bélanger fut désigné pour occuper cette charge dans la seigneurie de Beaupré.  En 1677, MM. De Frontenac et Duchesneau, respectivement gouverneur et intendant de la Nouvelle-France, accordèrent à « François Bélanger, capitaine des milices ce la côte de Beaupré, à titre de fief et seigneurie, les terres qui sont le long du fleuve St-Laurent côté du sud entre ce qui appartient à la demoiselle Geneviève Couillard en remontant le dit fleuve jusqu’ à celle de la demoiselle veuve Amiot contenant en tout une lieu et demi ou environ de front sur deux lieues de profondeur »  C’est ce qui fut connu sous le nom de seigneurie Bélanger ou seigneurie de Bonsecours et qui forme actuellement une partie de la paroisse de L’Islet.

François Bélanger avait alors soixante-quatre ans.  Toutes ses filles sauf une étaient déjà mariées.  Deux fils restaient encore avec lui et ils le quittèrent bientôt.  Le premier, louis, pour aller ouvrir une terre à l’endroit où se trouve l’église actuelle de L’Islet, le second pour se préparer un petit domaine un peu plus à l’ouest.  En 1681, le recensement nous apprend que le seigneur de Bonsecours possède quatre domestiques soit Jean de Lavoye, Barthélémy Gobeil, Pierre de la Faye et Pierre Massard.  Ce seul fait laisse supposer que François Bélanger était fort à l’aise.

Le seigneur de Bonsecours dut mourir dans l’hiver de 1690-1691.  Il fut probablement inhumé dans le cimetière du Cap-St-Ignace.  Cependant, son actue de sépulture est introuvable.  François Bélanger avait eu l’ambition de constituer un beau patrimoine à ses fils.

Source: Institut Généalogique Drouin

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