Source : Musée canadien des civilisations

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Début d’une colonie

 

Les Acadiens, 1755-1881

 

En 1603, Henri IV, roi de France, accorde à  Pierre Du Gua de Montes le privilѐge de la traite contre une obligation d’établir des colons en Nouvelle-France  En 1604, au cours d’un voyage d’exploration des cà´tes du Nouveau-Brunswick, il décide de s’établir à  l’à®le Sainte-Croix (Dochet).  L’hiver fait de l’à®le une véritable prison o๠le scorbut en emporte plusieurs.  Au printemps, on reconstruit, à  Port-Royal (Annapolis), les bâtiments qui avaient été démontés à  Sainte-Croix.  Ce sont les débuts de l’Acadie, premier établissement permanent européen au Canada.

 

La Nouvelle-Écosse continentale devient territoire britannique en 1713, mais la plupart de ses habitants sont des Acadiens français.  Quarante-deux ans plus tard, peu avant l’éclatement d’une guerre européenne, les militaires britanniques déportent, contre leur gré, la plupart des Acadiens.  On justifie un tel « nettoyage ethnique Â» en invoquant des raisons de sécurité militaire et d’allégeance, mais de telles excuses ne font pas le poids, car les colons acadiens sont de nature paisible et one un caractѐre d’insulaires.  Au cours des cent années qui suivent, bon nombre des colons originaux et leurs enfants retournent dans les Maritimes pour y rétablir des villages acadiens.

 

Dans un poѐme publié en 1847 par l’américain Henry Wadsworth Longfellow, Évangéline est l’héroà¯ne.  Pour les Acadiens, ce personnage incarne le courage dont durent faire preuve leurs ancêtres au moment de la déportation de 1755, organisé par le lieutenant gouverneur Charles Lawrence.  Cette terrible épreuve dispersa la population acadienne et déchira les familles.  C’est ainsi qu’Évangéline erre, pendant des années, à  la recherche de son fiancé Gabriel, dont elle fut cruellement séparée, et qu’elle ne retrouve que lorsqu’il rend son dernier souffle.

 

à€ voir : Histoire de l’Acadie.

 

La route vers les Etats-Unis

Les Français apprivoisent l’Amérique du Nord par ses cours d’eau.  Le Saint-Laurent, principale porte d’entrée du continent, les mѐne vers les Grands Lacs et, de là , leur ouvre l’accѐs à  la vallée du Mississippi et à  la Louisiane.  Guidés par les Amérindiens, explorateurs, coureurs des bois, missionnaires, militaires empruntent tous, un jour ou l’autre, le réseau des voies d’eau.

 

Les voies d’eau relient les établissements français –Acadie, Terre-neuve, Canada, Louisiane- et structurent l’occupation du sol.  Quand les rives du fleuve sont occupées au XVIIIe siѐcle, le colon emprunte ses affluents à  la recherche de nouvelles terres.  C’est aussi le cours d’eau qui conduit l’habitant chez la parenté éloignée ou à  la ville pour y vendre ses produits et y quérir les services du notaire, du médecin ou du prêtre.

 

Même l’hiver, en traà®neau ou en carriole, on préfѐre les surfaces planes des riviѐres et des lac gelés aux chemins trop souvent cahoteux.

 

à€ voir : Cavalier de LaSalle ;   Missouri français

 

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