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Auteur : feu Jean Gohier

 

 

Tourouvre

 L’Émigration Tourouvraine au Canada

 

En effet, avec le XVIIe siècle, va s’ouvrir la plus belle page de l’histoire tourouvraine.  L’aventure relatée là y fait, aujourd’hui, figure d’épopée.

 

Tourouvre fut le berceau de l’émigration percheronne.  Depuis 1632, le Canada est devenu la Nouvelle France.  Des Percherons comme Robert Giffard, né à Autheuil, Noël Juchereau, de Tourouvre, ont senti tout le parti qu’on pouvait tirer en allant s’installer dans ces « neuves terres ».  Encore y faillait-il des colons.  La cause fut plaidée avec chaleur et éloquence, si bien qu’une quarantaine d’habitants de Tourouvre et des paroisses voisines, séduits par les promesses, par l’attrait de la nouveauté et par le désir d’utiliser ces lointaines possessions, s’engagèrent par devant le notaire Chouaiseau de Tourouvre, et embarquèrent pour une durée de trois ans vers la Nouvelle France.

 

Et de combien d’autres ?…

 

Quel courage et quelle foi ne se devaient-ils pas de posséder pour s’en aller ainsi, à cette époque, vers des terres si lointaines ?  Ni de l’un ni de l’autre, ils n’en manquaient.  Tous ont fondé là-bas des familles qui comptent aujourd’hui chacune des milliers de descendants.  Lorsque ceux-ci reviennent en pèlerinage à Tourouvre, quelle avidité et quelle émotion dans la recherche de ce qui rappelle le lointain ancêtre : l’acte qui fait foi de son baptême, l’église où il pria, la maison où il vécut.  Chacun de ces retours aux sources, marque d’une fidélité profonde, nous prouve combien est juste la devise inscrite sur le vitrail commémorant le départ des Tourouvrains ;  « Nous n’avons oublié ni Dieu, ni la France. »

 

 

 

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« Hôtel du Cheval Blanc »

le lieu où souffla l’esprit du départ

 

Pendant un demi siècle, l’Hôtel du Cheval Blanc s’appellera du nom de son hôte « La Maison de Macé Pichon ». Macé Pichon est successivement laboureur, c’est-à -dire propriétaire foncier, puis marchand boucher et hôtelier. Il est donc à  même de connaître tout ce qui peut se traiter dans la région.

 

De tout temps, l’auberge principale est l’endroit vital du bourg. C’est un lieu de passage et de rencontres. Devant une chopine de vin ou de cidre, on traite et on conclut ses affaires bien souvent en présence du notaire.

 

De grandes décisions de départ pour la Nouvelle-France, se prendront dans des familles de Tourouvre et des environs, après maints débats dans cette maison. C’est là  que se prépare autour des principaux animateurs, l’Aventure Canadienne.

(d’après « Tourouvre et les Juchereau »

de Mme Pierre Montagne)

 

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13 août 1944

 

Comment ne pas évoquer la tragédie du 13 août 1944. Cette date reste gravée au fer rouge dans la mémoire des habitants de Tourouvre. En cette fin de dimanche d’été, un gigantesque incendie, allumé par une troupe nazie, fit disparaître 54 maisons du coeur du vieux Tourouvre des La Vove. Comment ne pas penser aux dis-huit habitants du bourg, massacrés lors de cette dramatique soirée ?

 

Pendant une dizaine de jours, les ruines fumèrent. Dans la cité martyre, c’est le deuil. Mais rapidement, solidarité et dynamisme se manifestent et les plaies matérielles sont au moins pansées. Le centre du bourg renaît de ses cendres et prend alors l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.

 

Ainsi le rapide survol des siècles nous a-t-il conduit du tumulus gaulais aux ruines fumantes du 13 août 1944. Voici comment, jour apr?s jour, pierre après pierre, s’est édifiée notre cité et s’est écrite son histoire.

 

Chaque année, la venue de quelques-uns de nos lointains cousins Canadiens, reste le plus émouvant pélerinage accompli sur la terre de nos aïeux communs.

 

Comme eux, avec la même piété filiale, Tourouvrain, sache conserver la richesse de ton patrimoine et apprends ainsi à  mieux connaître l’histoire de ta cité, afin de la transmettre à  tes enfants.

 

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Voyage à  Tourouvre

Par la famille Ouimet

 

En septembre 1998, nous avons eu la chance d'effectuer un voyage généalogique en France: Champagne, pays de Jean Ouimet, le Perche, pays des Gagnon et le nord de la Normandie. Mon ancêtre Jean Ouimet a épousé Renée Gagnon, la fille de Jean Gagnon, en 1660. Pierre, le frère de Jean, est également mon ancêtre par ma lignée maternelle. Pauline a aussi des Gagnon comme ancêtres: Mathurin et Jean ainsi que Marguerite, leur soeur aînée.

Du Perche sont venus plusieurs pionniers. Selon l'historien Marcel Trudel, pour la période 1632-1637, le Perche occupe le deuxième rang pour le nombre d'immigrants. La Normandie est au premier rang. Par contre, dans les années 1643-1647, "ce petit Perche passe au premier rang, dû probablement aux voyages que Jean Juchereau de Maure et Robert Giffard vont faire dans leur province d'origine; en 1648-1652, cette même petite province est presque à  égalité avec la Normandie. "

Nous avons pensé partager avec vous quelques-unes des images que nous avons rapportées. Si vous n'avez jamais eu la chance de visiter cette belle région de France, nous espérons que ces images vous ferons découvrir la terre natale de nos ancêtres percherons. Si vous avez eu la chance d'y aller, ce reportage photographique devrait vous rappeler d'excellents souvenirs.

 

Musée de l'Émigration percheronne au Canada

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