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Auteur : feu Jean Gohier

 

 

Un premier ancêtre

 

 

Mathurin Gohier

I-360

1621-1684

 

« Mathurin, fils de Jacques Goyer et de Mathurine Sauvage, sa femme, fut par moi susdit vicaire baptisé le vingt-troisi?me jour du mois et an que dessus; son parrain fut Messire mathurin Sauvage, prêtre, vicaire de Moulicent, qui lui a donné le nom, sa marraine Jeanne Fouque », (signature de Mathurin Sauvage)

 

La famille Sauvage est bien établie et considérée à Tourouvre (1) .  Louise Savage, sœur de Mathurine a épousé François Duret, sieur de la Ramée, en 1637.  Son neveu, par sa mère, Louise Duret, Gilles Rageot, né à l’Aigle, le 14 novembre 1642, partit pour le Canada où il exerça le métier de notaire et greffier de la prévôté de Québec.

 

Mathurin Gohier est parti bien avant lui pour le Canada où il apparaît à Québec à un acte passé devant le notaire Bermen, fils de Françoise Juchereau, le 16 mai1649, ce qui veut dire qu’il est parti au printemps 1648, il a environ 20 ans. – (je suis allé à la mairie de Moulicent dans l’espoir de trouver la trace d’un mariage de Mathurin Gohier, n’en n’ayant pas trouvé à Tourouvre-hélas ! Le vieux registre qui aurait pu me renseigner et qu’avait consulté au XIXe siècle l’Abbé Godet a disparu et avec lui les actes tenus par Messire Mathurin Sauvage, dont un concernait peut-être son neveu et filleul).

À Québec en 1649

 

Nous ne saurions dire exactement quand Mathurin Goyer arriva au pays. Mais il était déjà  arrivé en 1649 ; c’est en cette année qu’il signe à  Québec une obligation, le 16 mai 1649, à  un nommé Jacques Goulet, de la Côte de Beaupré, devant le notaire Laurent Bermen, le premier notaire en Nouvelle-France.

 

Mathurin Goyer, nouvellement arrivé au pays et relativement jeune, puisqu’il n’est âgé que de 28 ans, cherche d’abord à  faire son apprentissage pour devenir colon. Il va trouver un compatriote, une connaissance arrivée au pays depuis dix ans, et venant comme lui, du Perche, Jacques Maheu, habitant de Québec ; celui-ci lui propose du travail qu’il accepte avec joie.

 

Caporal dans la milice Ste-Famille

 

Nous perdons de vue Mathurin Goyer aprè 1649. Il était peut-être retourné en France pour épouser sa première femme. à cette époque, il y avait sept ans que Ville-Marie - Montréal - avait été fondée par Maisonneuve. On trouve sa trace à  un baptême, le 30 décembre 1662, il est dit caporal de la 13e escouade de la milice de la Sainte-Famille.

 

En cette année 1663, oà les Iroquois voulaient y mettre tout à  feu et à  sang, M. de Maisonneuve proposa aux habitants de former une nouvelle confrérie militaire, sous le nom de « Milice de la Sainte-Famille de Jésus, Marie et Joseph », et ce qui est le plus étonnant, il trouve à  l’instant près de cent quarante braves qui s’offrirent spontanément » (Faillon - 3e vol. p.15)

 

Cette ordonnance a été publiée le 28 janvier, et le 1er février de la même année, quatre jours après, un camp volant de cent quarante hommes, en escouades de vingt, était formé.

 

Notre premier ancêtre, Mathurin Goyer, se trouve dans la treizième escouade, dans laquelle il occupa le grade important de Caporal, c’est-à -dire chefde son escouade, laquelle était constituée comme suit : selon la liste dans l’historien Faillon :

Mathurin Goyer, dit Laviolette - Caporal

Jean Leduc Guillaume Estienne

François Roisnay Pierre Pigeon

Pierre Gagnier Laurent Bory

 

Recensement de 1666

 

En 1666, il y eut un recensement à  travers tout le pays, sous la direction de l’intendant Talon.

 

Dans ce recensement, nous trouvons le nom de notre premier ancêtre mentionné comme suit : « Mathurin Goyer, dit Laviolette, 45 ans, marié en France à  Marguerite Fournier ».

 

Lors d’un nouveau recensement en 1667, on apprend que Mathurin Goyer était établi sur une ferme et qu’il a six arpents de défrichés.

 

Mariage avec Barbe Lefebvre-de-la-Croix

 

 

 

 

 

 

 

Mathurin Gohier est mort à  Montréal, le 10 février 1684, âgé de soixante-trois ans.

 

(1)      voir Ville de Tourouvre, Perche.

 

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D’autres, à  leur arrivée au Canada, recevaient de leur entourage un surnom. Ordinairement, ce surnom rappelait quelque chose de leur lieu d’origine, soit la province ou la ville natale, soit une rivi?re ou un fleuve qui les traversaient.

 

Mathurin Goyer est de la première catégorie. Après son arrivée au Canada, notre premier ancêtre devint soldat. Pendant son séjour dans l’armée, ses compagnons d’armes lui décernèrent le surnom.

 

Dès la deuxième génération au pays, le surnom Laviolette devait être abandonné. D’autre part, nous constations que le fils unique - survivant - de Mathurin Goyer porta le surnom de Bélisle qu’il transmit à  tous ses descendants. Ce surnom se perpétua jusqu’à  nos jours, et finit même dans certaines branches, par remplacer le nom primitif : GOYER.

 

Aurait-on décerné le surnom Laviolette à  Mathurin Goyer, à  cause de sa bonté, de sa simplicité, car la fleur, la violette, est l’emblème de la modestie.

 

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