Retour à  la page Mes ancêtres

Source : Cléophas Charbonneau, Ascendance Descendance

                Par Maxime Charbonneau, O.M.I.

 

 

Un premier ancêtre

 

Olivier Charbonneau

I-9790

1611-1687

 

 

En 1658, à  Marans en France, vivait Olivier Charbonneau.  Il était agriculteur, pauvre il cherchait une terre o๠il pourrait s’établir avec sa famille.

 

C’était dans le temps o๠au Canada, on avait découvert une nouvelle France.  On avait fondé la ville de Québec en 1608, puis celle de Montréal ou Ville-Marie o๠on rencontrait des difficultés telles que la vie même de cette colonie était en danger.

 

Au printemps 1659, Olivier Charbonneau rencontra Jeanne Mance, la cofondatrice de Ville-Marie qui était venue du Canada en France pour y chercher de nouveaux colons; l’entente fut vite conclue et l’on lit les préparatifs pour le départ.

 

Mais bientà´t, un obstacle se présenta : l’armateur qui avait demandé la somme de 50 livres pour le transport, exigeait maintenant 175 livres, ce que notre ancêtre n’était pas en mesure de payer, de même que sept autres recrues.

 

Jeanne Mance se montra généreuse en acceptant d’aider financiѐrement Olivier et ses compagnons : un contrat fut signé par le groupe qui s’engageait à  payer sa dette aprѐs deux ans.  On se dirigea vers le port de Larochelle, d’o๠le navire St-André fit voile le 2 juillet 1659.

 

Le voyage, sur mer, prit plus de deux mois, voyage pénible o๠de furieuses tempêtes mettaient les passagers en danger.  Pour comble de malheur, la peste se déclara, huit personnes en moururent.  La petite famille Charbonneau fut atteinte comme les autres passagers, mais passa à  travers l’épreuve.

 

Le 7 septembre, le St-André arrivait à  Québec.  Le 29 du même mois, la nouvelle colonie débarquait à  Ville-Marie.

 

Arrivé en Nouvelle-France en 1659, il s’installa aux environs de Pointe-aux-Trembles.  Son premier souci fut de se construire un abri pour l’hiver.  L’été suivant, il loua un terrain d’André Charly et se mit à  le cultiver.

 

Vite la petite famille grandit : à  Anne née en 1654, s’ajoute Joseph, né en décembre 1660.  En novembre 1663 naà®t Élizabeth et en juillet 1664 Jean, le second garçon.  En octobre 1666 naà®t le dernier enfant de la famille, Michel.

 

Au travail, Olivier trouve toujours du nouveau.  En 1663, avec Urbain Boudreau, ils creusent un long drain jusqu’à  la terre de Louis Guertin.

 

En 1665, il coopѐre à  la construction du premier moulin à  eau sur le St-Laurent.  En 1668, il devient copropriétaire du moulin avec Pierre Dagenais.

 

Le 10 novembre 1669, Olivier et ses compagnons ont terminé le paiement de leur dette à  Jeanne Mance, qui a montré durant des années une grande compréhension et beaucoup de patience.

 

En juillet 1671, Olivier achѐte une terre de 50 arpents à  Boucherville du chirurgien Gilbert Guillemin.

 

Olivier Charbonneau à  l’àŽle Jésus

 

La derniѐre mention faite à  Ville-Marie de la présence d’Oliver Charbonneau, c’est le premier recensement de décembre 1673 o๠il apparaà®t portant le numéro 120.

 

L’agriculteur né qui a grandi dans cet amour et cette occupation, a les regards tournés vers une terre qu’il peut voir du Mont-Royal et qui a déjà  la réputation d’être riche en production agricole.

 

Le 29 octobre 1675, une entente a été signée par Olivier Charbonneau et Guillaume Labelle dans laquelle les Seigneurs de l’àŽle de Montréal s’engagent à  leur payer une pension annuelle. 

 

Le premier recensement de l’àŽle Jésus en 1681 donne les noms de quatre familles qui y sont déjà  établies : celle d’Olivier Charbonneau, Guillaume Labelle, Léonard Éthier et Michel Buisson.  Le nombre des colons s’élѐve à  vingt-sept.  L’abbé Demers écrit à  ce sujet : « Ces quatre familles valaient la peine d’être notées;  elles ont par leur geste plein de bravoure, ouvert le passage à  des générations de colons, semeurs de blé et de vie. Â»

 

L’endroit exact de la terre de notre ancêtre est sur rue Viviane; la terre s’étendait de Riviѐre-des-Prairies, vers le nord, à  cinq mille pieds de longueur.  Olivier a dà» défricher sa terre, comme les autres colons.  à‡a été son travail jusqu’à  sa mort le 20 novembre 1687 à  Riviѐre-des-Prairies.  Comme à  cet endroit, il n’y avait pas de cimetiѐre, le lendemain, il était inhumé à  Pointe-aux-Trembles.

 

 

 

Retour à  la page Mes ancêtres

© 2017 Mes Ancêtres